Quel avenir pour la téléphonie mobile en Afrique
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Submitted by thierrybockondas on Mon, 11/04/2011 - 1:00pm
Avec cette croissance, elle est devenue la région connaissant la plus forte expansion au monde, devant le Moyen-Orient (33%) et la région Asie-Pacifique (29%). Ce sont donc plus de 380 millions d'Africains qui utilisent le téléphone mobile régulièrement, selon le World Cellular Information Service. Les marchés en très fortes expansion sont situés dans les parties nord et ouest du continent africain et représentent 63% du nombre total de connexions dans la région. Parmi les marchés les plus actifs, on trouve le Nigéria, l'Afrique du Sud, le Gabon et le Maghreb.
Avec l’arrivée de la téléphonie mobile les télécommunications ont pris une importance significative dans les économies de plusieurs pays africains. A ce jour, Les télécoms représentent le premier revenue fiscal dans les pays africains les moins généreusement dotés en matières premières. En moyenne, les recettes des télécoms représentent près de 5% du PIB des Etats africains.
Le secteur de la téléphonie mobile en Afrique subsaharienne génèrera près de 71 milliards de dollars entre 2000 et 2012. Ce montant pourrait être largement supérieur si les produits télécoms n’étaient plus classés dans la catégorie fiscale des produits de luxe ». Huit gouvernements d’Afrique subsaharienne imposent une taxe de « produits de luxe »sur les communications, 24 d’entre eux sur les portables mobiles et plus de 25 sur les équipements télécoms.
Dans de nombreux pays, les revenus des opérateurs télécoms est supérieur à 30% (à titre d’exemple, la Zambie (53%), le Madagascar (45%), la Tanzanie (40%), le Gabon (40%) et le Cameroun (39%).
Avec sa population de plus d’un Milliard d’habitants dont 52% ont l’âge de travailler (15-64) ans, l’Afrique s’impose aujourd’hui comme l’eldorado des grands opérateurs télécom de la téléphonie mobile.
Orange, Telefonica, Vodafone, Bharti Airtel, des opérateurs télécoms venus du monde entier cherchant à s’implanter en Afrique afin de profiter au mieux du faible taux de pénétration actuel 33% en moyenne.
Si en Europe, le taux de pénétration de la téléphonie mobile avoisine les 100%, soit un telephone mobile par habitant, globalement en Europe, on compte en moyenne plus d'un téléphone par habitant (jusqu'à 13 mobiles pour 10 habitants).
Contrairement, sur le continent africain, il y a seulement 4 mobiles pour 10 habitants. On peut également constater d'après les données de l'UIT que dans certaines régions d'Afrique, plusieurs personnes peuvent utiliser un même terminal lorsqu'elles y ont accès. Ainsi, jusqu'à 5 membres d'une même famille peuvent partager une seule carte SIM et un seul téléphone mobile.
Malgré cela, au premier trimestre 2008, l’Afrique, avec plus de 280 millions de lignes de téléphonie mobile, est passé devant les Etats-Unis et le Canada qui en comptent 277 millions. Ainsi, aujourd’hui, 38% de la population africaine utilise régulièrement des téléphones mobiles.
Contrairement à d’autres secteurs d’activité tels que les banques ou les assurances, ou, Selon la Banque Mondiale, seulement 1 ménage africain sur 5 dispose d’un compte bancaire ou a souscrit à une assurance quelconque, en Afrique, 60% des 400 000 villages africains sont couverts par le réseau télécoms, alors que les agences bancaires et les compagnies d’assurances ne sont présentes que dans les grandes villes.
La mise en relation des banques et des télécoms peut générer une meilleure desserte des territoires, permettant ainsi aux zones rurales de mieux s’insérer dans le circuit économique.
La téléphonie mobile est une source indéniable de croissance économique et de développement, il existe une relation positive entre le revenu par habitant et le taux de pénétration mobile. Une etude avance que « le marché des télécoms a fait travailler de manière directe ou indirecte 3,5 millions de personnes en 2010>> Mensonge ou vérité à vous d’en conclure.
Editor's Quote: "The test of democracy is freedom of criticism". D. Ben-Gurion





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